Du prototype de store intelligent au tissu phosphorescent
Mardi dernier, les élèves de la maison de couture ont franchi les portes du Musée du Textile de Tilburg pour une immersion sensorielle au cœur du patrimoine textile néerlandais.
Dès l’entrée, le bruissement régulier des anciens métiers à tisser de la Woollen Blanket Factory les a plongés dans l’atmosphère d’une filature d’antan, odeur de laine et vapeur d’huile comprises.
Les guides ont ensuite révélé les quatre métiers Jacquard Dornier à rapière du musée, capables de tisser des pièces monumentales jusqu’à 3,5 mètres de large.
Les étudiants ont pu observer en direct le ballet synchronisé des aiguilles et l’insertion du fil de trame pilotée par ordinateur, découvrant comment la technologie prolonge la tradition.
Un arrêt particulier a été consacré au tout nouveau métier Dornier, acquis en 2021, qui ouvre la voie à des structures 3D et à des tissus interactifs.
Au cœur du parcours, le TextielLab, véritable laboratoire d’innovation, a transformé la visite en workshop : designers et techniciens y testent chaque jour le tissage, la maille, la découpe laser ou la broderie sous les yeux du public.
Les élèves ont dialogué avec les « master weavers », découvrant comment un simple motif peut devenir un prototype de store intelligent ou un tissu phosphorescent.
Plusieurs ont été surpris d’apprendre que plus de 200 œuvres sortent chaque année de ce lieu hybride où patrimoine et R&D se côtoient.
La médiatrice a également souligné les opportunités de stages proposées aux étudiants, preuve que le musée mise sur la relève pour réinventer le textile de demain.
Les élèves sont repartis inspirés, le carnet rempli d’échantillons, convaincus que les métiers à tisser du passé peuvent encore tisser l’avenir.
